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 Un repos près des chutes. [PV]

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Umibōzo Suishin
Nuke-nin Juunin


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MessageSujet: Un repos près des chutes. [PV]   Sam 5 Nov - 3:46

Shijima Nai.
Partant de ce champ de bataille qui avait vu coulé le sang, un sang sûrement innocent, mais qu'importe, Shijima se fichait plutôt de ceux qu'il devait tuer ou de ceux qui en voulait à sa vie. A vrai dire, tuer, n'avait jamais été un problème majeure pour lui. Plusieurs fois ses mains eurent été tâchées par le sang de Shinobi cherchant à le faire expier certains de ses actes ou encore à l'exterminer tout simplement. Toutes situations qu'il avait un jour connues étaient semblables, similaires, pathétiquement les mêmes... Il vainquait ses ennemis, parfois, sans avoir à recourir au Kinton et c'est en utilisant cette capacité qui lui est propre qu'il savait qu'il pouvait mesurer la puissance de ses ennemis.

Courant sur l'eau, rapidement, enfin, aussi vite qu'il le pouvait suite à ses blessures multiples, il dévia sur la gauche. Son corps entier le faisait souffrir, il avait été salement mutilé. C'était une de ses rares occasions où il se trouvait dans une condition si lamentable, critique. Il n'avait pas un sentiment revanchard qui bouillonnait en lui, loin de là. Il ne se sentait pas honteux, il ne sentait pas chanceux d'avoir pu s'échapper sans tellement de difficultés. Il était énervé, en colère, fou de rage qu'on ait pu lui infliger de tels coups. Il savait qu'il avait sous-estimé ses ennemis, voyant chez l'un la stupidité de la jeunesse et chez l'autre rien qui ne puisse réellement l'inquiéter... Il s'était trompé lourdement et à présent il en payait les conséquences. Le jeune ninja de Kiri l'avait blessé d'une manière méprisable, l'autre, bien qu'il ne se soit pas clairement battu avec l'avait lui aussi mis dans une situation inacceptable. L'enfermant dans un dôme de terre, dans une arène, un Colisée. Pour qui se prenaient-ils ? Ne savaient-ils pas que seul Shijima pouvait disposer de son corps comme il l'entendait ? Le blesser, le toucher, l'entraver, le bloquer, tout ceci mettait Shijima hors de lui, ne supportant pas la brûlure de l'infériorité ou sinon de l'égalité. Il devait se sentir supérieur, plus puissant que ses ennemis et pour ce combat il s'était senti comme un jouet, une victime, un objet à leur bonne disposition. C'est ce qui le mettait dans cet état de haine et de courroux.

Tenant ses côtes avec sa main gauche, il courait à présent au travers d'une forêt dense. Il connaissait bien le pays, c'est sans doute ce qui lui permet de savoir que ses jours n'étais pas en danger quand bien même il lui faudrait du temps pour s'en remettre. Il arriva à la lisière du bois, tournant cette fois sur la droite. Il savait que mettre de la distance était présentement la meilleure chose à faire et c'est ce qu'il fit. Il marchait désormais, jurant et ayant les idées qui fusaient. L'un était immortel, même après avoir pris sa faux en pleine poitrine. Sur qui était-il tombé ? Peut-être qu'en combat singulier il aurait pu lui infliger tellement de dégâts que même son immortalité n'aurait suffit à le sauver, peut-être, mais à deux, avec une espèce de fou-furieux du Katana, la situation devenait complexe. D'autant plus que les attaques de l'un était de zones et celles de l'autre ciblées vers Shijima. Qu'avait-il bien pu faire ? Il se souvint alors les assassinats qu'il avait commis à Kiri en tant que tueur à gage, il avait d'ailleurs touché une belle somme d'argent pour la vie misérable de quelques roturiers, mais il n'était pas là pour poser des questions, mais pour accomplir et réussir. Chose qu'il réalisa. Il arriva près d'une source chaude naturelle, laquelle était d'une beauté rare, avec la source qui déversait sur des rochers des flots continuels d'eau bouillante embrumant les alentours.

Shijima pu enfin souffler et appréhender, finalement et ultimement, l'ampleur de ses nombreuses coupures, contusions et blessures dans un sens plus général. Il se dévêtit, enlevant jusqu'à son foulard, chose qu'il faisait très rarement, pour ne pas dire jamais. Son corps était couvert de vieilles cicatrices, les voir le rendait malade, mais il le fallait s'il voulait correctement se soigner. Il lava rapidement ses habits dans la source, voyant le sang quittait ses vêtements et teinter d'un rouge incarnat la source qui rapidement dissipa le tout pour renouveler ses eaux premièrement limpides. Il examina ses blessures, toutes superficielles, sauf le coup qu'il avait reçu dans les côtes. Il entra dans l'eau chaude, se relaxant et nettoyant le sang sur son corps. Ses blessures, pour la plupart, se rouvrir, mais ce n'était pas plus mal, il évitait ainsi une infection en tuant le maximum de bactéries et autres microbes ou maladie. Il prit plaisir à détendre son corps avant de le faire souffrir une nouvelle fois. Une fois sorti de son bain il prit ses vêtements, par chance ils étaient amples, il avait donc suffisamment de tissu pour se faire des bandages. Il saisi un Kunai et commença son travail. Une fois fait il les attacha autour de son torse pour soutenir ses côtes non brisées, mais sans doute fêlées. Il s'occupa ensuite de sa blessure à la jambe, il fallait, là, recoudre. Il saisi du fil dans sa sacoche et se créa une aiguille grâce à son Kinton. Il se recousit, à vif, souffrant quelque peu. Une fois fait il s'allongea dans l'herbe, profitant de ce calme pour dormir et se reposer autant qu'il le pourrait, même si son sommeil ne serait que de courte durée et surtout incomplet, restant constamment à l'affût d'un bruit suspect ou d'un ennemi. Shijima s'endormit, le corps endolori, l'esprit aux aguets.

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Chii Yachou
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MessageSujet: Re: Un repos près des chutes. [PV]   Sam 5 Nov - 15:36



Le pas haletant mais lent.

La distance se faisait ressentir pour chaque minute passée sous se soleil de plomb. Avoir quitté le village ou la pluie dominait ou l’inégalité y trouvait une place confortable ne faisait en rien regretter Touhou malgré ses indispositions actuelles. C’est vrai, qui souhaiterais vivre une vie misérable auprès d’un maitre méprisable et dangereux ? Il ne fallait pas lui en demander plus, le système était bien différent il y a des décennies de cela. Mais ça réalité était bien trop lointaine pour un humain de son époque. Qui pourrait lui accorder réponse et grâce à la fois ? Certainement personne. Pourtant cette innocence au fond d’elle, se désintéressement dans ses yeux l’aidait à fuir l’existence dans laquelle elle se noyait depuis son réveil. Elle ne perdait pas espoir quant-à sa réinsertion dans cette nouvelle société pourtant toutes ses appréhensions lui donnait un mal de crâne invivable et le soleil qui tapait par-dessus sa capuche sombre l’étouffait. Sans but, elle continuait sa marche pénible tout en essayant de survivre à se manque qu’était la faim et la soif. Tout autour d’elle, le spectacle d’une nature resté intacte bien différente des grandes tours de fer et des lumières artificielles. De la verdure à perte de vue, de grands hêtres et autres végétaux verdoyant. Le sol était tapissé de différentes fleurs toutes colorés. Mais quelle était cet univers, cette petite bulle que Touhou ne pu apercevoir qu’après tant d’années ? Les rayons du soleil effleuraient les minuscules plantules prêtent à grandir. Le sentier qu’elle avait emprunté continuait et Touhou du se résoudre à quitter les lieux pour continuer sa « délicate visite ».

Durant cette marche interminable, le paysage ne changeait plus vraiment et la fatigue accumulé depuis déjà plusieurs jours rendait la préadolescente encore et toujours plus faible. La jeune fille toujours caché par son voile épais se plaça sous un bosquet au rebord d’une source chaude dont les vapeurs dégageaient une impressionnante aura de bienfaisance. Sous l’ombre, loin de la lumière, loin des regards indiscrets, elle se déshabilla de se long châle tout en le déposant lourdement près d’elle. Elle respira de manière régulière en faisant le vide dans son esprit. La faim lui triturait l’estomac et le manque d’eau avait rendu sa bouche pâteuse et ses lèvres gercées craquelaient comme un mur trop ancien. C’était à peu près l’état présent de la jeune revenante. Elle était même certainement plus vieille que tous ses arbres qui l’entouraient. Elle n’était qu’a quelques jours de chez elle et pourtant elle avait l’impression d’en avoir dépassé la barre des dix milles kilomètres. C’était toujours le même problème, celle d’avoir la certitude que tout cela est bien réelle et que même la piqûre de n’importe quel être ou objet ne pourrait la réveiller.

Adossé, attendant une illusion qui n’arrivera pas. Somnolente, avalé dans l’obscurité d’un jour bien clair. Tremblotante, presque évanoui et perdu. Elle s’accroche à la seule chose qui lui apporte douceur et sécurité, cette couverture sale et poussiéreuse qui lui rappel chaque jour le monstre qu’elle est devenue. Elle se relâche, ne s’attache pas. Consacrant chacune de ses dernières pensées à l’eau bouillante qui lui fait face. Presque nue avec ses lambeaux du kimono de l’ancienne propriétaire de se corps. S’approchant furtivement, laissant glisser ses jambes dans la chaleur de l’eau qui à sa grande surprise ne fait pas autant d’effet à son corps qu’elle ne le « désespérait ». Fermant les yeux tout en incluant le reste d’elle loin dans les profondeurs d’un bleu prenant les couleurs des roches grises l’entourant. Après plusieurs réflexions dans les vagues, Touhou sortie sa tête de l’eau l’air reposé mais le regard toujours accablé. Sans vraiment s’en rendre compte, une silhouette se dessina non loin dérobé par le tronc d’un arbre gigantesque. Cette même figure sortie de l’eau et ensuite s’allongea. La jeune fille sortie de l’eau gentiment avant de se refugier pour la deuxième fois sous son bosquet. La vue de l’homme faisait palpiter ses sens et surtout remuer l’intérieur de son ventre. Elle frotta cette crevasse qui voulait se comparer à un abdomen. Elle prit le risque de s’approcher, espérant une aide quelconque.

Après avoir bravé les dangers des sources, elle put enfin voir de plus près l’apparence du jeune homme. Encore des bandages ? Quelques blessures presque non visibles à la vue de Touhou. Elle plaça ses grands yeux luisants contre le visage de l’étranger, puis elle se détourna pour voir si rien d’intéressant ne pouvait trainer aux alentours. Déranger l’individu d’un sommeil était plus irrespectueux que de fouiller dans ses affaires….

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MessageSujet: Re: Un repos près des chutes. [PV]   Dim 6 Nov - 2:30

Shijima Nai.
Que pouvait-il bien arriver de pire que ce qui s'était déjà produit ? Étendu là, sur le sol, abandonnant son corps, son esprit, ses doutes, ses craintes, ses envies, ses certitudes, laissant tout tomber dans les profondeurs d'un abîme somnolant et inerte, il était là, étendu sur le sol, juste là, allongé, se laissant aller. Les pérégrinations de sa vie jaillissantes de l'ombre, mordantes, brûlantes, incisives et déconcertantes envahissaient dès lors son esprit qu'il voulait si fort et pourtant si faible. Véritable poupée russe, il n'avait de robuste que l'aspect et en grattant, en creusant, plus loin que ce rideau de fer, ce masque qu'il souhaitait parfait et intègre, l'on pouvait se rendre compte de ses nombreuses vicissitudes, changements et inconstances. N'étant pas sûr lui-même de la personne qu'il se devait d'être, de la personne qu'il voulait être, il s'était indubitablement et inéluctablement perdu sur des sentiers qu'il eut cru avoir lui-même battu. Errant aléatoirement dans les limbes d'un présent obscur, voilé, occulte, il ne savait plus dans quelle direction aller, vers quelle inclination céder. Shijima était, est et sera sans doute, s'il continue l'aventure sur ces voies sinueuses et tortueuses, une âme appartenant au passé, un passé fait de poussières et de brides oniriques utopiques en dépit des événements tragiques et discutables par lesquels il dut passé. Les nombreuses marques scélérates de son enfance sont indéniablement les stigmates, les mémoires et irréfutablement la principale conséquence, ou bien la cause, de ce qu'il a tant cherché à devenir, de la vision de l'homme à laquelle il s'est ancré et vers quelle fin, vers quel aboutissement lui incombait-il de fléchir ultimement pour parfaire un déguisement qui selon lui n'avait que trop durer...

Voguant sur des flots teintés à l'andrinople il ne savait que faire. Perdu au beau milieu d'un océan, reflet de sa propre décadence, de son propre échec, il faisait voile vers une « terra incognita » aspect presque perdu et lointain, cette étendue, cette parcelle, de sa propre vie en rétrospective qui criait au loin d'une voix presque étouffée, presque inaudible. Véritable souffle portant les ailes de son navire il la suivait, faisant confiance autant qu'il lui était permis à cette caractéristique singulière qu'est l'instinct. Aux abois de sa chute il s'entêtait à poursuivre cette lubie jusqu'au fond du temps et de l'espace, naviguant de manière dangereuse en des eaux trop peu sûres. Que pourchassait-il exactement, lui-même n'en avait pas la réponse, mais plus il cheminait vers ce point culminant d'un passé fort et d'une constitution actuelle de sa condition, plus il sentait qu'il approchait de ce qui le hantait tant, de cette personne qu'il fut un jour. Arrivant proche des chutes de sa propre vie, arrivant rapidement, il entendait un bruit fracassant et au milieu de celui-ci des sanglot, plutôt une complainte et un appel désespéré. Ce que Shijima s'efforçait depuis de nombreuses à refouler, à cacher, à substituer, à remplacer, à maîtriser, à dominer, à détruire et supprimer, se trouvait là, aux pieds de ces chutes, mur invisible qui le séparait de ses sentiments, de ce qu'il était vraiment, un homme.

Le cœur lourd il s’apprêtait à plonger, à faire le grand saut vers eux, eux qui depuis trop longtemps étaient relayés au second plan de sa vie, n'étant qu'un ramassis inutiles et futiles de faiblesses latentes selon ses propres dires. Il ne savait que trop bien l'implication dans laquelle il se trouverait une fois ce pas franchi, il ne savait que trop bien ce qu'il risquait en acceptant et en admettant qu'il lui était également possible de ressentir et de sentir avec autre chose que ses yeux, son nez et ses oreilles, de percevoir la face caché du monde avec un cœur et un esprit n'étant plus encombré ni entravé des geôles froides et des falaises escarpées qu'il aura lui même construites. Ce fut fait et il chuta dans ce qu'il nommait auparavant pandémonium. Quelle erreur eut-il fait pour croire que les sentiments ne sont que faiblesses, cautèles et matoiseries enrobées d'escobarderie ! Shijima, par cette méprise n'était que l'objet de son propre destin et non plus le protagoniste d'une pièce qu'il aurait dû lui-même écrire et interpréter, mais, malgré tout cela ne pouvons-nous pas voir en lui un questionnement et un cheminement éperdument égaré et une compréhension faussée de de la signification intrinsèque du mot : sentiment, le révélant alors comme l'antagoniste ? Shijima n'a été que la victime de son passé, le joué de son présent et le néant de son futur. En abandonnant ses sentiments, ses intuitions inexpliquées et inexplicables, il est devenu une carcasse similaire à l'Edo Tensei.

Après une méditation révélatrice il sombra dans un sommeil plus léger, moins discordant empreint de calme et de sérénité. Il avait compris inconsciemment que son être tout entier hurlait et recherchait cette paix intérieure que seule la maîtrise de ses émotions pouvait fournir et non leur renonciation. Il vit alors son corps sur l'herbe, se reposant, cicatrisant lentement et accepta également son aspect, ne craignant plus à cause d'une peur incertaine et vacillante le montrer aux yeux du monde, quand bien même il ne serait pas tenté outre mesure de partager la vision de ces multiples blessures. Il se trouvait dans un semi-sommeil, n'étant que partiellement conscient du monde extérieur et pleinement conscient de son monde intérieur. Cette limite, cette frontière avec le subconscient qu'il nous arrive parfois de franchir l'espace d'un instant et qui semble durer toute une éternité. Il n'était pas réveillé, mais pas endormi non plus et des bruissements métalliques vinrent le sortir de sa torpeur et lorsqu'il ouvrit les yeux il la vit. Elle se tenait tout proche de lui, fouillant dans ses affaires, c'est à dire ses vêtements, son foulard et sa sacoche déposés près de lui. Il roula rapidement sur le côté, ses côtes le faisant de nouveau souffrir et lorsqu'il put enfin se relever et avant même d'avoir eu le temps de parler toussa et du sang jailli de sa bouche. Cette vision quelque peu troublante ne le marqua pas excessivement et fixant du regard cette femme bien étrange essuya du revers de la main droite le sang perlant, tout en se tenant de la gauche son flanc endolori, avant de s'enquérir avec promptitude de la nature de cette visite fortuite et de l'identité de ce nouveau personnage. Le souffle court il demanda :

« Qui êtes-vous et que voulez-vous ?! »

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MessageSujet: Re: Un repos près des chutes. [PV]   Dim 6 Nov - 14:41



F ouillant, farfouillant, laissant le désordre dans quelques babioles sans importances.

Ce n’était pas cette surprise qu’elle attendait lorsque le jeune homme ouvrit les yeux. La jeune fille n’eut pas exactement la même réaction en le voyant se gigoter. C’était comme s’il venait de s’arracher des profondeurs d’un monde bien à part. L’affaire personnelle ou peut-être impersonnelle de cet homme ne fascinait pas plus que cela les craintes de Touhou. Tout le monde devait un jour vaincre ses démons qu’ils soient de la taille d’un pouce comme d’une grande bâtisse. Mais cette question n’était pas à l’ordre du jour. Toujours en position abaissé les genoux frottant l’herbe et les mains dans la sacoche du propriétaire de celle-ci. Brusquement, comme un être pris sur le vif, elle retira rapidement ses mains l’air de rien. Lorsque l’énergumène quitta sa position initiale Touhou se releva par reflexe et se couvrit le visage. Sans s’en rendre vraiment compte, elle observa les derniers gestes de l’individu apparemment blessé et en très mauvaise forme. Du sang trempa les herbes fraîches sur le sol et un rictus de dégout vint s’afficher sur le visage de la gamine. Les combats, la guerre, rien ne semblait avoir changé après tout ses siècles. Les hommes restaient la même gangrène de la vie. Quel triste spectacle. Toujours pleines d’anxiétés et d’interrogations la créature encore timide ne pu s’empêcher de se demander si toutes ses épreuves qu’elle avait subit depuis le village de la pluie n’était pas le début d’un dessein aussi tragique que celui de tout ceux qu’elle avait rencontré. En passant par cet utilisateur de doublure ou comme par les deux autres hommes mystérieux aux visages impercevables.

La souffrance humaine qui s’étendait dans le corps pâle de ce garçon et son regard d’un bleu intense transperçait les grands yeux tombant de la perdue faisant fuir dans son entièreté son visage sous son drap protecteur. Plus elle se rendait compte de cette situation -gênante- plus son envie de disparaitre se prononçait. C’était l’affreuse vérité d’une bien dure réalité, le visage du jeune homme aurait pu être considéré comme affreux et pourtant ses iris clairs ravivaient cette certaine laideur en une entité plus douce, plus pure. Cependant, il semblerait que la douceur aujourd’hui soit un mot bien plus qu’exagéré. Dorénavant, il fallait réagir et vite. Touhou était tout de même rassuré de voir que son apparence n’était pas la première chose qui gênait le plus ses interlocuteurs. Elle baissa la tête par signe de respect, loin du gout amer du défi et de l’agressivité animale. Les apparences ne faisaient pas tout et elle espérait de même pour son interlocuteur.


-Je te présente mes excuses, je cherchais tout simplement une collation. Cela fait des jours que je n’ai rien mangé …

Il n’était pas vraiment simple de distingué son corps sous se grand manteau noir. Pourtant sa petite taille et son visage creusé aurait pu rendre alerte son interlocuteur de l’état dans lequel elle se trouvait. Nous pardonnons toujours à celui qui endure dans le silence et en l’occurrence c’était à elle de pardonner son manque de tact et se mépris qu’elle aurait pu faire ressentir à celui qui lui faisait face.

-Je suis la même qu’hier, il me semble…Tiens.

Elle s’accroupi une seconde fois sans peur ni hésitation et ramassa les affaires du jeune garçon avant de les lui tendre. Elle étendit ses bras de tout son long laissant paraitre sa peau basané et rêche aussi brûlante que le feu. Elle resta immobile, là, une fois de plus. Elle pensait que comme elle, il aurait voulu se cacher. La honte d’avoir honte, peut-être était-ce la seule à ressentir cela. Peut-être pas…


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MessageSujet: Re: Un repos près des chutes. [PV]   Dim 6 Nov - 20:53

Shijima Nai.
Revêtant, hé bien, il faut le dire, peu de vêtements, Shijima se senti rapidement mal à l'aise. Pas cette gêne que l'on peut ressentir lorsque nous sommes embarrassés, non... Il ne ressentait plus et ce depuis bien longtemps aujourd'hui, ce sentiment maladroit et insidieux qui peut, pouvait, parfois, vous surprendre. Cette fois, c'était réellement de la gêne, un senti de malaise et de mal-être tambourinant, frappant aux portes de ce boudoir secret, vous obligeant à vous recroqueviller, à geindre et à supplier que tout ceci s'arrête, que tout ceci prenne fin, à n'importe quel prix. C'était ce genre de gêne que pouvait ressentir Shijima à cet instant précis, Sentant son regard déjà bien trop pesant sur ce corps meurtri, celui de cette fille, ou du moins ce qui paraissait en être une, n'était qu'une supplique de plus à ses nombreuses déchirures. C'était un enfer, une géhenne splanchnique (Oui, ce mot existe !) rongeant, brûlant, les fondations de ses certitudes et dévoilant au grand jour les démons d'une vie passée et si désespérément enfouie dans les tréfonds du temps et de l'oubli.

Il se ressaisi en voyant l'allure de cette jeune femme, elle semblait si surprise de son réveil hâtif. A vrai dire, lui non plus n'était pas tranquille après avoir été sorti de son sommeil de la sorte, mais qu'importe. Le plus important, pour l'instant, était de se rhabiller, le plus rapidement possible, afin d’échapper à ces regards, à son propre regard. Néanmoins, Shijima pu entrevoir un visage sous ce linceul presque mortuaire, peut-être était-elle morte finalement ? Peut-être n'était-ce qu'une vaste illusion, le reflet de son propre dégoût, le reflet de sa propre haine ? Peut-être n'était-il pas sorti de ce rêve, ce cauchemar, qui lui semblait pourtant si réel, si proche... Qui était-elle en fin de compte ? Une simple inconnue se baladant çà et là sous un manteau habilement porté ? Il n'était pourtant pas du genre à croire aux coïncidences, au hasard, mais cette fois, pourquoi pas, essayer, au moins cette fois, juste cette fois, de faire confiance à ses yeux plus qu'à son esprit, de voir au-delà, plus loin et percer, ne serait-ce qu'un instant, cet horizon brumé, juste un peu plus loin... Un aperçu volé, des regards qui se croisent, distinguant entre deux brins de soleils qui pourfendent la cimes des arbres, un visage émacié, fragile, un visage d'enfant délaissé. Cette vision ne pu que renvoyer Shijima à sa propre enfance. Reflétant, en une seconde, dans les yeux de cette inconnue, tout un passé triste, seul et à l'instar de ses joues creuses, vide. Qui pouvait-elle bien être ?

Elle s'excusa, contre toute attente, de sa conduite. Ces quelques mots ramenèrent Shijima à la réalité, comprenant qu'il n'était pas dans un quelconque rêve, comprenant que la réalité était belle et bien son présent et non plus une idée nébuleuse, inepte. Elle disait avoir faim, elle disait chercher de la nourriture depuis des jours, mais ses paroles se heurtèrent au vide, au néant qui le compose et à l'intérieur de ce petit espace, libre, presque effacé, Shijima entendit les échos de sa plainte. Il fut saisi rapidement d'un sentiment qu'il avait par trois fois oublié, un sentiment si... Pur, qu'il en comprenait difficilement le sens. Pour la première fois de sa vie Shijima se sentit humain en la voyant, elle, qui sortait de nulle part. Il s'avança vers elle, oubliant presque jusqu'à sa nudité partielle, ne portant alors plus qu'un pantalon déchiré, partie de son habit habituel et les fameuses sandales propres à chaque Shinobi. Il marchait, doucement, vers elle, seulement quelques pas les séparaient et tendant son bras, comme pour cueillir un fruit attrayant et pour savoir, inconsciemment, ce qui se cachait derrière ce voile continuait d'avancer lorsqu'elle s'accroupit une nouvelle fois, signifiant qu'elle était la même qu'hier, ramassa les affaires de Shijima et les lui tendit. Il pu alors, sortant finalement de ce qu'il croyait être une illusion, prendre conscience qu'il ne rêvait pas, n'hallucinait pas et qu'elle était parfaitement réelle. Il pu voir ses bras, ou du moins ses mains et ses avant-bras et le terme basané semblait lui coller à la peau parfaitement. Il fut surpris en les voyant, mais ne recula pas, ne montra aucune hésitation et comprit pourquoi un tel accoutrement, pourquoi se cacher, lui-même en sentait le besoin pressant. Il ramassa ses affaires, sentant la chaleur qui se dégageait de ce corps et ne tarda pas à enfiler son propre manteau en laissant, cependant, son visage découvert, un fait rarissime pour lui, mais il sentait qu'il pouvait avoir confiance. Après tout, elle était encore là, c'est qu'elle ne devait pas le trouver si horrible que ça. Il prit la parole et tenta d'afficher un sourire, ou du moins ce qui y ressemblait, il ne savait plus réellement ce ce que c'était d'être un homme et de ressentir autre chose que sa propre ambition nous consumer de l'intérieur, conquérant toujours plus un peu plus de son propre abîme.

Il repris finalement possession de son corps. L'adage : « L'habit ne fait pas le moine. » n'aura jamais été aussi faux que pour Shijima, mais semblait-il que quelque chose changeait en lui et ce changement, aussi invraisemblable que cela puisse paraître l’accommodait agréablement, se sentant pourtant pataud et maladroit dans ses démarches. Il prit la parole et tenta d'effacer ce ton aigri, soucieux, colérique, de sa voix pour en aborder un plus chaleureux dirons-nous. Il se tenait toujours les côtes de sa main gauche, passant sa main droite dans ses cheveux blonds, négligemment et sans doute à cause de cette tension, nouvelle pour lui. Il dit, enfin :

« Ce n'est pas à toi de t'excuser, plutôt à moi. Je ne voulais pas te faire peur tout à l'heure, mais j'ai été surpris... Je n't'en veux pas. »
Marquant une pause pour reprendre son souffle et également lutter, du mieux qu'il le pouvait, maintenant réveillé, contre la douleur. Il poursuivi :

« Je m'appelle Shijima Nai et j'aurais aimé te mentir en disant que j'n'suis qu'un voyageur... Mais après ce que tu as pu voir de mon équipement... »
Il lui sourit, calmement, s'efforçant d'afficher une mine détendue en dépit de ces pics de douleurs qui insistaient encore et encore. Il s'accroupit également, se laissant tomber en douceur sur l'herbe et cherchant à revoir ce visage sous la capuche lança :

« Puisque tu es la même qu'hier, tu dois sans doute avoir le même nom ? Hm ? Mais bon, il y a plus urgent visiblement... Tu as faim, mais à part quelques 枇杷 [Biwa] sur l'arbre là-bas, je vois pas ce que tu pourrais manger... »
Il lui montra le néflier, le pointant du doigt, remplit de fruits, encore jeunes hélas, mais presque mûrs. Se tenant toujours le côté gauche, cherchant avec sa main droite à présent n'importe quel remède à sa douleur dans sa sacoche, mais rien ne semblait faire l'affaire. Il devait souffrir, en silence, tout en accueillant son « hôte », encore inconnue.

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Un repos près des chutes. [PV]
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