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 Quand la terre rencontre la brume...

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MessageSujet: Quand la terre rencontre la brume...   Mar 11 Oct - 21:37



Mais à quoi...
...est-ce que je pense...?




Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.


La solitude… Cet état d’esprit qui effraie certains et en réjouit d’autres… Je fais partie de la seconde catégorie.
Perchée au sommet du mât du navire qui m’amenait aux terres immergées de l’autre coté de notre île, je sondais les abysses marins, tentant de percer leurs secrets de mon regard de glace. Mes longs cheveux noirs se déployant dans mon dos voletaient tel un drapeau obscure et j’entendais les murmures étonnés des matelots qui me regardaient d’en bas. Que faisais-je là ? Qui étais-je ? Pourquoi étais-je là… ? Tant de questions sans réponses… Mais je vais faire un effort et vous en fournir malgré mon désir de rester seule.
Je me nomme Heiwa Shiroame. Caprice du destin, humour mal placé du dieu suprême, mon prénom signifie ‘’paix’’ dans notre langue… C’était assez cocasse lorsqu’on en savait un peu plus sur moi… Mais même si vous avez un apriori de ma nature, vous êtes très loin de deviner quel sorte de femme je suis. Oui, je cultive les méandres de l’incertitude et seuls ceux qui ont exploré la profondeur d’une âme noire peuvent comprendre la surface de ce que je suis réellement.
Juunin de Kiri, contrairement à ce que l’on pourrait croire de part mon caractère plutôt froid, je ne possède aucune technique si ce n’est celles de mon savoir aux armes blanches. Possédant comme unique arme un long sabre que j’accroche à l’arrière de mon bassin, sa poignée était finement gravée et bon nombre de ninjas s’étaient moqués de moi, croyant que je privilégiais l’esthétique à l’efficacité. Une fois que j’étais allée chercher la preuve dans leur sang que je pouvais très bien mêler les deux, je n’avais depuis plus eu de problèmes dans ce domaine là…

« Bientôt je te ferai atteindre l’excellence…
Je n’en doute pas, Vila…
Prudence, Heiwa… Prudence. »

Apportant sur les territoires de l’ouest deux autres consciences avec moi, des personnes pourraient me voir dérangée s’ils avaient conscience de la scission de mon âme. Depuis le récent drame qui avait secoué mon être, étrangement je m’étais dissociée en trois parties. Si je conservais ce que j’étais, deux autres voix étaient venues envahir mon esprit, apportant d’un coté la paix dont j’avais besoin et de l’autre le chaos terriblement attirant… Veillant à conserver un équilibre précaire mais bien réel, c’était à elles que je devais la stabilité de mon être.
Lorsqu’un marin cria en bout de poupe, je sortis de ma rêverie et me tournai dans sa direction, portant ma main en visière afin de voir ce qu’il signalait. Lorsque j’aperçu la silhouette massive d’une falaise à la roche découpée comme si un géant en avait arraché un bout, un mince sourire étira mon visage fin et je réajustai mon arme dans le bas de mon dos avant de me jucher d’un mouvement souple sur la barrière du post de vigie. Vérifiant qu’il n’y avait personne en bas, je me laissai tomber, le vent sifflant agréablement à mes oreilles. Me recevant dans une roulade fluide, je me relevai dans le même mouvement et me dirigeai vers le bastingage, appuyant mes bras contre celui-ci tandis que des gouttelettes venaient rafraichir ma peau. La terre était proche… J’allais enfin pouvoir fouler un sol qui ne tanguerait pas sous mes pieds… J’avais déjà hâte de sentir les odeurs des fleurs. Mais étaient-elles aussi belles que celles qui peuplaient la nation de la brume… ?

Nous arrivons bientôt, Mademoiselle !

Hochant légèrement la tête à l’intention de l’homme qui s’était approché de moi dans l’intention de me prévenir, je n’eus qu’à attendre tranquillement que l’avant du bateau heurte le sable d’où dans lequel il s’enfonça profondément avant de s’immobiliser complètement. Sans atteindre qu’ils ne sortent la passerelle d’arrivée, j’attrapai un cordage et me laissai glisser jusqu’en bas. Lançant les ryos que m’avait coutés le voyage à l’intention du vieux loup de mer qui m’adressa en retour un clin d’œil, je pris la direction du pays de la roche qui se dévoilait devant moi…
Traversant champs, bois, champs et encore bois, je gagnai parfois des petites bourgades qui se positionnaient le long des cours d’eau. La population, bien plus chaleureuse que celle de Kiri, se montrait généreuse et malgré mon air fermé et mon regard qui n’incitait guère à la conversation, il ne fut pas rare qu’une femme ou un homme ne m’offre un fruit ou quelque chose d’autre dans le simple but de me faire plaisir. Etaient-ils comme cela car il voyait en moi une touriste et donc une acheteuse potentielle ? Ou était-ce de la réelle sympathie ? Je ne le saurais sans doute pas tout de suite mais il fallait avouer que malgré mon caractère associable, il était plutôt agréable de se sentir apprécier sans avoir besoin de faire des efforts… Mais je n’étais pas dupe, dans les grandes villes cela serait une toute autre chose…

Tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


Quand je gagnai quelques jours plus tard la grande et majestueuse ville qu’était Iwa, je compris que ce que j’avais vu jusqu’ici depuis mes premiers pas dans ce pays était insignifiant à coté de ce qui se dévoilait à mes yeux. Immense ville ceinte d’un haut mur sur lequel j’apercevais des ninjas indolents qui y faisaient une ronde mécanique et certainement très ennuyeuse, leur train-train de vie ne les avait pas amolli car ils me virent dès que je fus à vingt mètres des portes et deux d’entres eux m’attendaient de pied ferme lorsque j’arrivai à leur niveau. Souriant d’un air aimable, je pouvais voir la méfiance dans leurs yeux et compris qu’il n’était pas aisé de se montrer courtois avec une étrangère qui arborait délibérément une arme blanche sur elle. Le bandeau de Kiri étant accroché à mon bassin, je vis leur regard parcourir mon corps avant de s’arrêter sur celui-ci, un infime mouvement de soulagement dans leur position. Au moins ils étaient fixés : je n’étais pas une nunkenin et ils n’auraient pas à dégainer leur sabre pour m’occire…
Voyant que je ne parlais pas et que nous formions un trio silencieux, l’un d’entre eux s’éclaircit bruyamment la voix et demanda à son collègue de prévenir l’administration de Iwa qu’un membre du village de la brume venait chercher asile entre leurs murs. Kiri et Iwa no sato n’étant pas ennemis mais n’étant pas non plus alliés, je n’étais pas sur de ce qui aurait pu m’arriver lorsque je me lançai dans cette expédition mais le goût de l’aventure et celui, plus excitant encore, de la curiosité qui me donnait des ailes, n’avaient pas pu m’empêcher de me rendre au port de Kiri pour y payer un aller-simple jusqu’aux terres de la roche…

Hm… Vous pouvez entrer, mais vous connaissez les règles, aucun combat n’est…

… Comme vous venez de le dire, je connais les règles, merci. Le coupais-je alors calmement mais sans chaleur.

Bafouillant quelques instants, il se gratta maladroitement la tête puis se décida enfin à s’écarter, annonçant là la fin de notre seule et unique rencontre. Le dépassant sans le regarder, il était désormais l’heure de manger le premier repas de la journée et je voyais les citoyens qui rentraient chez eux ou bien d’autres qui prenaient la direction de la place principale que j’apercevais au bout de la grande allée centrale. Comprenant que la plupart d’entre eux se dirigeaient vers les quartiers commerçants, les odeurs de plats en préparation gagnèrent bientôt mes narines mais je pris le temps de flâner un peu, observant ce que montraient les devantures ou bien m’arrêtant pour demander des informations à un commerçant sur tel ou tel objet qu’il exposait sur son étal. Ma curiosité rassasiée, je finis par m’éloigner un peu de cette agitation que je jugeais trop bruyante pour gagner une petite rue où un vendeur de nouille y faisait fumer ses casseroles. Soulevant les feuilles qui annonçaient diverses choses mais qui servaient surtout à créer un semblant d’ambiance d’intimité, il m’accueillit d’un ton joyeux et sa fille et lui semblant si heureux de vivre je ne pus m’empêcher d’esquisser un léger sourire gêné. Me montrant une place, seul un homme y était assis et il ne tarda pas à finir son plat pour s’en aller, me laissant seule avec les maitres de ce petit restaurant.

Je vous propose la recette du jour, demoiselle de la brume ?

« Ha, il est observateur ! »

Je… heu… Oui, je veux bien.

Ces mots pitoyables ayant été prononcés, je me calais confortablement contre le mur de bois et détachai mon arme que je posai sur la table, à portée de moi. Voyant qu’aucune des deux personnes n’y faisait attention, je compris que les ninjas ici devaient être aussi courants qu’à Kiri et qu’apparemment, des gens armés étaient choses banales. Tant mieux, entendre des murmures choqués sur mon passage et sentir le poids des regards suspicieux sur ma personne était vraiment dérangeant et gâché souvent le plaisir que je ressentais à découvrir de nouvelles choses…
Mes pensées interrompues pas l’arrivée d’une autre personne, je tournai légèrement la tête pour en connaitre l’apparence …




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Isoshi Uchiha
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MessageSujet: Re: Quand la terre rencontre la brume...   Dim 16 Oct - 13:45



Un réveil difficile suite à une soirée compliquée mais amusante. Notre jeune homme avait emmené son équipier voir un docteur suite à une blessure à l'épaule. Blessure qu'il lui avait fait durant un combat d'entrainement, précisons le. Après avoir été soigné, Agito avait décidé d'aller boire un coup pour s'excuser auprès de Gen. Résultat, ils s'étaient retrouvés dans un bar et le roux avait préféré ne pas trop approché le brun, craignant surement un geste déplacé de sa part. L'un avait des penchants très ouvert et des gouts divers, alors que l'autre avait l'esprit trop fermé. Mais ils avaient finalement bien rigolé et Souretsu avait trop forcé sur la bouteille. Retournant chez lui avec une chance incroyable, il s'était laissé tomber dans son lit.

Ainsi, il se levait, milieu de matinée, voir plutôt fin de matinée. Un mal de crâne présent et dérangeant, il se promena dans son logement après s'être déshabillé pour enlever cette odeur d'alcool qui lui collait à la peau. Première chose qu'il fit: café et cigarette. Il prit ensuite une douche et décida d'aller manger en ville car ses placards étaient vide, comme toujours. Note personnel: penser à acheter un peu de nourriture, le café et l'alcool n'étant considéré que comme de la boisson et non nutritif. Alors qu'il marchait dans la rue, il pensait à trouver une fille, ou une femme de ménage, ainsi il règlerait le problème du désordre chaotique de son appartement mais aussi de la bouffe. Mais bon, il n'avait pas non plus envie qu'on lui impose quoi que ce soit ou encore que quelqu'un vive chez lui, donc il resterait dans sa merde. S'allumant une autre cigarette, il surprit la conversation de deux ninjas passant à coté de lui. Ils parlaient de la présence d'une ninja de Kiri ici et ce sans autorisation particulière de la Mizukage et surtout, sans l'avis du Tsuchikage pour sa présence dans le village. Ouais... Iwa était devenu peu social et le Kage de la roche n'aimait pas trop les visiteur, la preuve il avait laissé dehors le Raikage en personne, préférant lui faire visiter les montagnes que d'entrer dans le village. Cette fille avait de la chance en soit, mais elle risquait surement de s'attirer des problèmes.

Soupirant, il passa sa main dans ses cheveux noir d'ébène et décida de chercher cette intrus, non pas pour l'affronter mais pour lui éviter un problème. Il n'aimait pas cette idée que le village soit fermé sur lui même et de vivre en autarcie. Lui, il aimait bien voyager ou voir de nouvelles tête et donc, il espérait finir par convaincre le Tsuchikage d'ouvrir les frontières. On était pas un pays neutre ou dirigé par un tyran qui veut tout cacher au reste du monde ou alors Agito ignorait beaucoup de choses. En vue de ce qu'il avait comprit de la conversation, elle devait être dans la rue commerçante. Vue l'heure, elle devait même se trouver dans un restaurant. Déduction incroyable n'est-ce pas?

Il suivit d'un pas rapide les deux ninjas puis les entraina dans une petite ruelles en passant ses bras autour de leur cou, jouant le mec souriant et gentil qui venait de retrouver deux amis à lui. Les deux autres l'avaient déjà vue bien sur, mais ne l'aimait pas trop. Connaissant le caractère chiant et désinvolte de Agito, ils le suivirent sans se poser de question particulière. Il les assomma alors histoire de pas avoir d'ennuis, ou plutôt que la touriste n'en aient pas. Il les laissa là, derrière une grosse poubelle et se dirigea tranquillement vers les restaurants après avoir jeté sa sucette à cancer. Il passa la tête dans chaque resto' cherchant là où elle pouvait être, c'est à la troisième tentative qu'il aperçu quelqu'un qu'il ne connaissait pas: dans un restaurant de nouilles. Elle aurait pu choisir un truc classe, cher ou encore traditionnel mais avait préféré un bon bol de nouilles. Un certain raffinement trouva-t-il, ou plutôt quelqu'un de simple: pourquoi chercher un truc et risquer d'être déçu alors qu'on peut faire simple? Il se dirigea vers elle et s'assit à coté. La dérangeant, elle tourna la tête pour le regarder. Il lui fit un sourire amicale, ses yeux argenté la fixaient, il la détaillait: brune, mignonne, une tenue ninja classique et un katana relativement bien décoré. Elle aimait l'esthétique donc, mais surement que l'arme n'était pas juste là pour décorer. Après tout, elle venait de Kiri et la réputation des escrimeurs de ce pays n'est plus à faire.

Lui, il portait un pantalon déchiré, sa sacoche accrochée à sa cuisse gauche, une longue veste en cuir avec rien en dessous. Plusieurs colliers, des anneaux aux oreilles et son bandeau ninja autour du cou tel une écharpe. Il lança un regard au patron et lui commanda des nouilles sautés avec du poulet. Et en attendant que ça cuise, il voulait bien un verre de saké. Quoi? Dur son petit déjeuné? Nan mais oubliez pas, il a déjà un café dans l'estomac donc tout va bien. Regardant de nouveau la demoiselle, il lança un autre regard à son katana, elle n'y avait pas touché, au moins, elle ne craignait pas de se faire attaquer. Naïve... Ignorait-elle le blocus du village?

"Salut. Moi c'est Agito!
Enchanté."


Il décrocha son bandeau ninja qu'il avait autour du cou et le posa sur le comptoir, juste devant lui. Il ne savait pas trop comment s'y prendre pour lui expliquer sans qu'elle ne pense qu'il risquait lui aussi de l'attaquer. Préférant rester silencieux pour le moment, il vida son verre de saké et poussa un soupire de satisfaction.

"Comment dire...
Tu dois le savoir mais en ce moment Iwa est pas très ouvert aux autres.
C'est même étonnant que tu ais pu entrer entre nous...
Si cela ne te dérange pas, mets ceci.
Il lui tendait son bandeau.
Cache le tiens et arbore celui-ci pour le moment.
Enfin c'est dans ton intérêt! ♪
Le Tsuchikage a refusé l'entrée au Raikage, donc s'il apprend ta présence...
Pas sure qu'il apprécie. Enfin va savoir ce qu'il a dans la tête ♥"


Il espérait avoir été bien dans sa façon de dire pour éviter un souci. Il ne voulait pas la déranger pendant son repas, mais voulait lui éviter des problèmes. Déjà, si elle portait le bandeau de Iwa, on lui poserait moins de questions. Lui? Bah, il dirait qu'il la perdu une fois de plus, ça lui arrivait au moins trois fois par an. Comment? Et bien suite à des combats, des blessures normalement mortelles, son bandeau était tombé et il ne l'avait pas récupéré. Enfin aucune importance quoi, il pourrait facilement se justifier. Le cuisinier déposa le bol devant Agito et il put se mettre à manger. Tapant dans ses mains tout en affichant un large sourire, tel un gosse, il prit ses baguette et commença à manger avec appétit. Elle avait bien choisit l'endroit pour manger, c'était l'un des meilleurs restaurant de nouilles du pays!


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