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 - Shokei -

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Rei Jinzô
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MessageSujet: - Shokei -   Lun 3 Oct - 18:13

Reikoku Shokei
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-PRÉSENTATION GÉNÉRALE-
Age : 21 ans.
Sexe : Féminin.

-DÉTAIL DU SHINOBI-
Spécialité & Affinité : Genjutsu - Et j'verrai ça.
Village Actuel: Iwa ♥
Village d'Origine: Ze same.



DESCRIPTION PHYSIQUE
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Il y avait dans ses yeux le crépuscule d'une vie. Il y avait dans ses gestes l'aube d'un espoir. Il y avait dans tout son être l'opposition de l'âme et du corps. Ce n'était pas une silhouette humaine que l'on admirait, mais juste une impression, un sentiment. Qui se promenait lentement entre les Hommes et les animaux, illusion perdue. Il n'y avait pas de caractère divin à son apparence. Elle était simplement un vide, un trouble dans le paysage. Absence ou fantôme. Elle incarnait la discrétion elle-même, et la pureté de l'enfance, passive et silencieuse.

De cette enfance elle avait conservé sa petite taille, de sorte qu'elle ne dépassât pas les épaules de nombre de ses compatriotes, ainsi que son visage rond et plein et une poitrine quasiment inexistante. À cela venaient s'ajouter les divers éléments de son corps qui rendait sa présence physique presque nulle. Des bras longs et fins qui s'accrochaient désespérément à ses épaules décharnées, donnant comme une impression de déformation animale - mais d'un animal qui serait mythique et sacré, comme le Kirin des 12 royaumes. Des jambes étriquées, et allongées comme par élasticité, soutenaient cet assemblage d'os et de chair auquel les muscles semblaient avoir été ôtés. Et toujours cette blancheur de peau, cette transparence presque maladive. Mais si sa condition physique semblait compromise, elle avait pour elle toute la grâce et l'élégance d'une danseuse. Aussi dansait-elle.

Elle avait d’ailleurs adopté cette habitude, de se vêtir au plus collant. Ce n’était pas qu’un caprice, car cela ne l’avantageait pas d’un point de vue physique – ne faisant qu’accentuer sa maigreur et sa petitesse. C’était simplement une manière de se sentir plus confiante de par l’aisance que cela lui procurait. Mais le choix de ses habits n’y faisait pas grand-chose : elle restait inexistante. Alors elle revêtait cette combinaison bicolore - couleurs tristes et contrastées, souvent du blanc, rarement du voyant - courte et un peu rembourrée par endroits, qui lui donnait un air élégant et propre, comme elle était soignée et délicate.

Comme pour compenser son absence physique, elle s'était laissé pousser une incroyable chevelure que le temps avait prit soin d'étoffer jour après jour, pour que le plus long des brins qui la composait dépassât sa propre taille et que leur agencement fît doubler le volume qu'occupait son corps. Elle leur vouait un certain entretien, mais ils n'occupaient que la fonction d'accessoire à son habit comme si elle ne s'était pas avouée leur utilité principale. Ce qui la préoccupait sans doute d'avantage, c'était son visage, pâle et lisse, encadré de façon parfaite par ses cheveux explosifs. Comme une fleur qui écartait ses épines pour laisser apparaitre son cœur, fragile et immature. De ce cœur, son visage exprimait profondément la fragilité par sa rondeur, de ses formes douces, du grain de sa peau blanche, jusqu'aux rides légères qui se creusaient par quelques mouvements de ses muscles - le rire, la stupeur, la peur, tout ce qu’un être commun pouvait exprimer. Chaque expression y transparaissait avec un peu plus d'innocence, un peu plus de vérité. Elle était l'exact portrait de ce qui disparaissait sans laisser d’autres traces qu’un parfum fleuri, qu’un vague doute. – Ai-je rêvé d’elle ? – Invisible et inconnue.

Mais s'il arrivait que l'on s'intéressât à sa personne, que l'on prêtât attention à cet être insignifiant par son apparence, alors l'opposition que faisait son âme à son corps se révélait. Cachées dans le cristal de ses yeux bleus, ses émotions transparaissaient pures et sincères, et on pouvait la lire avec simplicité et aisance. Mais déjà l'instant s'envolait cependant, car la nature de ses pupilles reprenaient le dessus, et il ne subsistait de l'émotion que cette expression figée sur son visage, trop vraie, trop authentique mais si faible. Les lueurs d’expressivité de son regard étaient si éphémères. Car il n'y avait en réalité qu'une couleur fade à celui-ci, inextinguible et qui reprenaient toujours le dessus : la couleur de la lassitude. Elle avait les yeux d'une jeune femme qui a déjà trop vécu, ceux d'une grande dame qui sait sa fin si proche et qui pourtant tarde à partir, alors qu'elle a déjà abandonné. C'était cela ; ennui profond, attente désespérée. De quoi ? D'un crépuscule, puis d'une nuit. D'une mort. Alors que tout son être se tendait vers l’espérance, son regard la trahissait : elle se mentait à elle-même en s’escrimant à conserver l’attitude la plus positive, alors qu’elle se savait déjà souffrante, et fatiguée de vivre.

Shokei était ainsi : un fantôme, à la beauté relative, car son corps aspirait aux joies de la jeunesse et que son âme était déjà vieille.





DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE
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Après lecture de mon début d'histoire... J'pense que cette partie y sera intégrée :]


HISTOIRE
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Je m'essaie au résumé. Mais jamais j'arriverai à un truc bien xD

Pour peu que l'on s'intéressât à l'histoire de son pays, on découvrirait qu'en réalité, tout ce en quoi on avait toujours cru n'était qu'une belle rigolade. C'était à peu près la manière dont Shokei percevait son existence et sa nation : une magnifique blague. Restait à savoir jusqu'où l'illusion perdurerait, à quel moment elle s'effondrerait, dévoilant de quelle façon toutes ces personnes si arrogantes avaient bâti leur réputation sur du vide. Mais le fait que le monde tournait encore, parfaitement aveugle à l'énormité de la chose, laissait Shokei si admirative qu'elle acceptait de parasiter encore un peu le globe et ses habitants - car elle était bien un parasite terrestre plutôt qu'un simple être humain. Pour la joie que lui procurait l'observation de ces êtres, de ces géants, dans la plus grande bêtise qu'il puisse exister. Pour la délectation qu'elle éprouverait le jour où enfin le voile se lèverait et où tout un chacun découvrirait à son tour avec stupeur dans quel mensonge il menait alors sa barque.

Ainsi Shokei vivait, puisque tout semblait bâti sur l'égoïsme sur cette Terre, d'une façon tout à fait détachée des autres. Elle s'était toujours appliquée à ne jamais être redevable à personne, et les rares relations concrètes qu'elle entretenait étaient le fruit de sentiments complexes et d'une certaine réflexion. Elle n'était pas égoïste, ni même misanthrope, mais un choix entraînant toujours des conséquences plus ou moins voulues, elle devait vivre avec ce léger éloignement qui la plaçait en spectatrice silencieuse.

Dès l'origine, Shokei ne s'était pas trouvée posséder une chance extraordinaire. Étant native du même village qui l'abritait toujours, et n'ayant visiblement pas eu le droit de beaucoup voyager, elle ne connaissait pas grand chose du monde si ce n'était les plus grandes instances, les plus grands villages, et ce qu'elle avait apprise des livres. Il était toujours plaisant pourtant de découvrir de nouveaux horizons, et elle y prenait plaisir à chaque nouvelle découverte. Mais si elle aurait aimé voyager pour rencontrer les populations étant plus jeune, maintenant elle ne désirait qu'uniquement contempler les paysages, car les humains étaient sensiblement les mêmes finalement et le système tout autant infesté de mauvais esprits. Avec la nature de sa naissance, elle avait cumulé une seconde tare, certes moins handicapante dans ce monde que l'absence de voyage : ses parents étaient déjà vieux à son arrivée, et elle était l'unique, comme un miracle inespéré - en soi cela la gênait un peu, car elle n'avait pas l'ego à aimer qu'on l'adulât comme un Dieu. De la sorte, tandis que certains de ses camarades de l'académie perdaient leurs parents en mission pour la "Patrie", elle s'était contentée de leur mort de vieillesse. Shokei en avait été peinée et puis les regards incorrects des enfants de son âge l'avaient tiré de sa torpeur et de son deuil. C'était un pays de salaud, et peut-être que peu de gens s'en rendaient compte mais ils massacraient l'enfance avec leurs gros sabots de conformiste. Si ses parents étaient vieux il n'y avait pas de quoi la regarder d'un air largement surpris parce qu'elle était fière de les avoir eu et qu'ils ne soient pas morts pour une cause obscure et futile souvent classée secrète.

Il y eut ainsi cette première prise de conscience, un peu précoce, sur l'absurdité des comportements, complexes et dangereux. Mais comme son âge excusait toutes les erreurs des siens, elle n'en tint rigueur à personne, ravalant en elle l'étrange sentiment qui l'étreignait alors. L'amertume naissant de l'accumulation des regrets, elle fabriquait déjà sa future lassitude.

Des regrets elle en eut de nombreux, autant que d'échec et de réussite. L'un des plus persistants dans sa jeunesse, quoi qu'elle n'éprouve plus aucune nostalgie à ce souvenir à présent, finalement rassurée et satisfaite de son chemin, fut le choix déterminant de sa voie Shinobi. Shokei n'avait jamais été très attirée par le métier en soi, et c'était surtout par ancrage culturel de cette pratique dans sa famille qu'elle fait courbée l'échine face à la volonté pressante de ses paternels. Rapidement son opinion avait changée, et elle s'était plu à se mêler à la foule des autres étudiants. Puis, comme il lui fallait faire de sa vie l'objet et de son corps le bouclier d'Iwa - car à l'évidence avoir une âme ne servait à rien -, elle aurait donné tout son Corps en entier à l'art du combat rapproché, persuadée que son agilité prendrait le dessus sur toute la force brute. Déception. Il n'y avait pas eu de seconde chance, et peut-être que la première n'en avait pas été une puisque dès le commencement on lui avait assigné l'étiquette de "trop faible de constitution". Ce n'était pas l'échec qui la faisait le plus souffrir, mais bien qu'on lui fermait les portes d'un avenir qui l'attirait. Car elle ne comptait plus les heures passées à observer les autres, les grands, à s'entrainer, car elle ne comptait plus le temps passé à se tuer contre des cibles naturelles.

Le voilà, le monde mauvais et égoïste. Mais peu importait, de nouveau, elle avait le cœur solide et la volonté tenace. Quoiqu'elle s'effritait peu à peu, car rapidement elle comprit que jamais elle ne pourrait plus décider de la façon dont elle mènerait sa vie. Elle aurait dû éprouver une répulsion à cette idée, se déchaîner face aux autorités qui lui prenaient son existence. Et puis toujours ses désirs s'amenuisaient. Et elle se pliait à toutes les exigences des adultes. C'est à cet instant précis qu'inconsciemment, elle se résolut à ne plus chercher de reconnaissance, à ne plus se mettre en avant, à ne plus se détacher du commun des shinobi. La seule chose qu'elle espérait encore, c'est qu'un jour - le jour où l'illusion dans laquelle vivaient les Hommes disparaitrait - quelqu'un se souvienne d'elle, se souvienne de cette petite enfant devenue muette, et dise : « Ils ont perdu une belle volonté ». Ce serait son unique plaisir, avec celui qu'elle avait d'observer ces mêmes personnes se morfondre magistralement.

Il vint la guerre ensuite. Ce fut une bonne chose pour son être, qui plutôt que de rester encore entre deux positions, se détermina à n'être plus qu'un parasite. Silencieuse, soumise, détruite. Fatiguée de vivre, mais qui avait l'intelligence nécessaire à la survie. Fatale intelligence. Elle comprenait maintenant de quelle façon ceux qui étaient le plus proche de la mort avaient le plus de lucidité sur ce qui les entouraient. Elle se savait mourante, comme atteinte d'une maladie incurable, et cela lui faisait ouvrir les yeux. Mais il n'y avait plus une goutte de tempérament dans son corps : elle savait, mais ne s'exprimait pas. C'était triste, mais cela lui convenait finalement, et comme elle se contentait de cette vie, on pouvait dire qu'elle était heureuse.




-DÉTAIL SUR VOUS-
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Surnom : J'suis sans pseudo fixe maint'nant. J'ai été Yell, puis Akiko.
Age : Sixteen.
Parrain : X
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Dernière édition par Shokei Reikoku le Jeu 6 Oct - 7:19, édité 1 fois
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Rei Jinzô
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MessageSujet: Re: - Shokei -   Jeu 6 Oct - 7:17

Prez' finie. (Sinon j'vais passer mon temps à la réécrire :p)
Désolée s'il y a des fautes, mais étant sur le téléphone, c'pas pratique pour corriger :]
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Genza Meido
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MessageSujet: Re: - Shokei -   Jeu 6 Oct - 8:14

Tes Rp sont toujours aussi nul :/ mais vu que je suis un mec gentil, je t'accorde le rang de Juunin (vraiment de justesse hein).
Heureux de te voir parmis nous, bon Rp ma 'Kiko Smile
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MessageSujet: Re: - Shokei -   Aujourd'hui à 4:58

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